| Le réseau genre et TIC (regentic) Promouvoir l'égalité de genre dans la société de l'information |
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Fracture numérique de genre en Afrique francophone
Données et indicateurs
Travaux effectués grâce à une subvention du
Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI, Ottawa, Canada)
Accuosto, Pablo ; Johnson Niki, 2004 : "Financing the Information Society in the South: A Global Public Goods Perspective", APC 2004
http://rights.apc.org/documents/financing.pdf
ACDI, Agence Canadienne pour le Développement International (1997) : "Guide Indicateurs tenant compte des écarts entre les hommes et les femmes"Hull, PQ: CIDA
http://www.acdi-cida.gc.ca/
"Atelier conjoint de statistique sur le suivi de la société de l'information : données, mesures et méthodes", Rapport (Genève, 8 et 9 décembre 2003)
http://www.unece.org/stats/documents/2003.12.wsis.htmPréconise la mise au point d'un cadre de classement des indicateurs dont les décideurs ont besoin pour agir, portant sur (1) l'état de préparation (e-readiness), requis pour utiliser les produits de la société de l'information, y compris le degré auquel la population active a acquis les compétences correspondantes; (2) l'intensité ou le taux d'utilisation (e-intensity) des produits de la société de l'information; et (3) l'impact de l'utilisation (e-impact) des produits de la société de l'information. Les indicateurs statistiques à construire peuvent se définir, par exemple, selon la grille suivante: - Infrastructures ; - Facilités et coûts d'accès ; - Savoir-faire de la population et utilisations des TIC par cette dernière ; - Utilisation des TIC dans le secteur de la santé ; - Utilisation des TIC dans le système d'enseignement et intégration des TIC dans les programmes d'enseignement ; - Utilisation des TIC par les entreprises ; - Niveau de compétence de la main-d'œuvre des entreprises ; - Développement du commerce électronique ; - Utilisation des TIC par les administrations.
APC-Femmes-Afrique et FEMNET (2000) : "Bénéfices nets : les femmes africaines dressent l'inventaire des technologies de l'information et de la communication"
http://www.enda.sn/synfev/apcfemafr/beneficesnets/intro.html
Bridges.org : "Spanning the Digital Divide: Understanding and Tackling the Issues ; International and Domestic Digital Divides"
http://www.bridges.org/spanning/chpt2.html#_Toc515100158
Tendance à l'accroissement des fractures numériques mondiale et internes, multiplicité des fractures selon variables autres que géographiques, y compris au plan national.
La fracture de genre tend à décroître, en termes d'utilisation d'Internet. En Afrique du Sud, le nombre des femmes utilisant Internet a dépassé celui des hommes en 2001 (51 %). Mais cela n'est qu'un aspect particulier de la fracture de genre : sur le plan professionnel, les hommes sont toujours mieux payés que les femmes.
Bibliographie sur le Bénin Situation de base et l'état des lieux des TIC en République du Bénin, 16 p, Document texte.
Présentation Situation et état des lieux des TIC en République du Bénin, présentation PPT : Approche méthodologique, Situation de base, Données sociales, État des lieux sur les TIC au Bénin, Cadre institutionnel : cadre réglementaire et législatif, La politique nationale des ntic au Bénin, Principaux acteurs et personnes ressources dans le secteur des TIC. 50 diapos
UNDP/PASNTIC/CEFORP (2003):"Les NTIC et le secteur privé au Bénin : Contribution à la production et la création d’emplois, Cotonou", 67p et "Statistiques sur les NTIC dans le secteur privé au Bénin", décembre 2003, 31p.
Panorama de la situation des NTIC sur tout le territoire national : type d’entreprise, de prestation, profil du personnel, répartition géographique de ces unités économiques, etc. L’intérêt de l’étude pour est qu’elle présente les structures au sein desquelles la fracture numérique de genre peut être mesurée éventuellement. L’analyse genre n’y transparaît pas de façon pointue néanmoins, elle peut guider dans le choix des indicateurs et de la population cible à interroger dans le cadre de notre enquête.
Objectif : Présentée en deux volumes, la première étude statistique sur les NTIC au Bénin, avait pour objectif fondamental non seulement d’apprécier le degré d’implantation et d’utilisation des TIC à travers le territoire national mais aussi de disposer des données statistiques et d’indicateurs fiables permettant de suivre l’ampleur et l’évolution des TIC au Bénin.
Etat des lieux :
- Une télé densité estimée à 0,99 en mars 2003 (18ème rang) sur 42 pays africains, le Bénin dispose de 63 662 lignes téléphonique en mai 2003, soit 5 lignes principales pour 100 habitants ;
- Neuf fournisseurs d’accès Internet : l’OPT (Opérateur historique), FIRSTNET, l’EIT, SOBIEX, DEKA-NET offrent des accès RTC, le courrier électronique, la navigation, les accès sans fil pour les cybercentres et les hébergements de sites. A ces cinq fournisseurs on peut ajouter l’UNITEC, le groupe Géant et AFRIPA TELECOM qui se sont spécialisés dans la fourniture d’accès sans fil, hauts débits à travers les faisceaux hertziens. L’OPT joue dans cette constellation à la fois le rôle de fournisseur d’accès Internet, de fournisseur de services et produits télécoms et surtout de fournisseur d’infrastructures de base qui permet aux autres prestataires de satisfaire leur clientèle ;
- Quatre réseaux GSM : TELECEL, LIBERCOM, BENINCELL et BELL BENIN-COM
- Télévision : la chaîne nationale : ORTB, couvrant tout le territoire national, deux chaînes privées : LC2 et GOLF TV assurant des émissions nationales avec une couverture restreinte (environs de Cotonou) Enfin des chaînes privées fournissant des les émissions télévisées des chaînes étrangères. Aux cotés des chaînes de télévision émettent une kyrielle de chaînes de radio FM qui suscitent de plus en plus l’engouement populaire.
- 1027 entreprises NTIC : Au niveau départemental, outre le Littoral ou Cotonou (761 soit 74,1% du total), les régions où sont concentrés les plus grands nombres d’entreprises NTIC sont le Borgou (84, soit 8,2%), l’Atlantique (66, soit 6,4%) et l’Ouémé (41, soit 4,0% du total). Au plan national, 71% des entreprises NTIC interviewées possèdent le téléphone fixe conventionnel, 90% possèdent au moins un ordinateur, 37% sont connectées à Internet et 94% ne possèdent pas de site Web. Cependant, une entreprise sur quatre (25%) a une adresse électronique. 88% n’ont pas accès à l’internet.
- Ressources Humaines & services : Effectif total du personnel technique des entreprises prestataires NTIC enquêtées : 1046. Les principaux services NTIC offerts au Bénin : le traitement de texte et les services téléphoniques (67%), la formation en NTIC, (34%), le scannage (28%), la vente de matériel Informatique et électroniques (26%), la maintenance du matériel informatique et électronique (26%) et les services Internet (23%). 4537 personnes (soit 1873 techniciens et 2665 administratifs) ont été identifiées comme étant en activité dans le secteur des TIC
- Certains chefs d’entreprise initient des formations à l’endroit du personnel, l’étude révèle que 51% des employés (65% des femmes et 41% des hommes) qui ont reçu une formation, sont des informaticiens, viennent ensuite les spécialistes de la maintenance informatique (17% : dont 5% de femmes et 24% d’hommes) ; le personnel administratif (6% : dont 8% de femmes et 4% d’hommes). Enfin,
- La contribution du capital TIC à la croissance de la valeur ajoutée des entreprises utilisatrices non prestataires est de 2,27% contre 0,745% pour le PIB des secteurs économiques non prestataires ciblés.
INSAE, (2003) : "Rapport d'analyse de l'enquête sur l'utilisation des NTIC dans les structures de l'administration publique et parapublique", Cotonou, septembre 2003, 34 p
Office des Postes et Télécommunications du Bénin (2003) : "Projet de couverture téléphonique intégrale du territoire national ; Bref aperçu de l'Office des Postes et Télécommunications pilier central des Télécoms au Bénin", Cotonou, 5 pages
Lohento Ken, avril 2003 : "Société civile et politique nationale des NTIC au Bénin", 34p
Lohento Ken, 2003 : "Usage des NTIC et médiatisation des savoirs en milieu rural africain : étude cas au Bénin et au Mali", mémoire de DEA, Université Paris X Nanterre, 205p
MCPTN, février 2003 : "Politique et stratégies des tic au Bénin", Cotonou, 97p.
MFPSS, juin 2002: "Politique nationale de promotion de la femme", Cotonou, 2ème Ed. 109p
Données sur la scolarisation dans l'enseignement primaire au Bénin : enseignement primaire, population générale et par sexe sachant (et ne sachant pas) lire, écrire et comprendre le français
Fin Bibliographie sur le Bénin
Bibliographie sur le Burkina Faso Ouédraogo Sylvestre, juillet 2004 : "Etat des lieux des politiques de développement du sous secteur des NTIC au Burkina Faso"
Fin Bibliographie sur le Burkina FasoEtat des lieux des TIC au Burkina Faso
- 12 millions d'habitants,
- télédensité de 1,41 pour 1000 habitants,
- 66 639 lignes téléphoniques,
- 3 opérateurs de cellulaires (un national et deux privés) : 239 590 abonnés au différents réseaux cellulaire, soit 2 tél/100 habitants ;
- télédensité globale : 2,55 tel /100 hab (2003)
- 0,55 lignes publiques pour 100 habitants ;
- 150 cybercafés dont plus de 90% dans la capitale
- 30.000 internautes, soit 2,5 internautes pour 1000 habitants
- 30.000 postes d'ordinateurs.
- 4101 télécentres dont 5820 lignes téléphoniques en novembre 2002 : 75% des télécentres sont dans la capitale et 7% dans la deuxième ville du pays.
- Six fournisseurs privés d'accès Internet. FASONET en situation de quasi-monopole sur tout le territoire national, les autres limités à la seule capitale.
- La DELGI gère les noms de domaines bf, a un serveur utilisé pour l'administration ; l'Université de Ouagadougou utilise son serveur pour le milieu de l'enseignement et de la recherche à travers le réseau RENER (réseau éducation Recherche).
- Politique publique de bonne gouvernance administrative : RENER, Trade Point, RESINA, SIGASPE, le système douanier informatisé SYDONIA, l'ARTEL, le centre des guichets uniques, les constructions de sites webs des ministères, le GATEWAY, le projet info routes communales.
- 5 Centres polyvalents multimédias à vocation socialedans la capitale.
- Une association nationale, Yam Pukri : 4 centres d'accès collectifs à vocation sociale à Ouagadougou et 2 en province.
- Point d'accès des jeunes aux inforoutes de l'information et de la communication(PAJE) financé par l'INTIF : quelques accès publics tant en ville qu'en province.
- initiatives locales de vulgarisation des NTIC : Burkina-NTIC (http://www.burkina-ntic.org) : réseau d'information et de Partage des connaissances sur les nouvelles technologies en proposant un site inter-actif et un bulletin papier.
- Usages d'Internet : messagerie électronique : connexions chères, faible formation, débits Internet médiocres, manque de contenus et de services appropriés.
Stratégie nationale de développement des nouvelles technologies : plan quinquennal directeur de développement informatique national. Priorités : modernisation de l'administration, développement de l'infrastructure de base, appui à la l'éducation et à la recherche, développement des centres multimédias communautaires et facilitation du commerce. Pas réellement mis en oeuvre, appuyé par Banque Mondiale et PNUD
Symposium national multisectoriel (février 2002) : rapport sur la stratégie pour le développement des secteurs de TIC au Burkina Faso ; groupe multisectoriel de réflexion de haut niveau ; études thématiques et sectorielles
Installation de nœuds régionaux de connexion à l'Internet, accroîssement du débit national de 2 à 4 Mégabits en 2002.
PNUD études thématiques (gouvernance électronique, création de contenus, télécentres polyvalents multimédias, société civile) et document d'appui au programme national sur les TIC au Burkina Faso.
La dernière mouture de la stratégie d'opérationnalisation du plan de développement de l'infrastructure nationale d'information et de communication se fixe 5 objectifs principaux:
1. Le désenclavement global
2. La bonne gouvernance et la mobilisation sociale
3. Le renforcement de l'Etat de droit
4. Le développement durable des ressources humaines
5. La création de nouvelles ressources et de nouveaux emplois et le rayonnement du pays.Prise en compte du genre dans les politiques nationales au Burkina
Prise en compte du genre dans la Stratégie d'opérationnalisation du plan de développement de l'infrastructure nationale d'information et de communication
- La disparité de genre en termes de pauvreté est de 1,4 point au profit des hommes. 52 % des femmes sont pauvres contre 48 % des hommes, et à un niveau légèrement supérieur à celui des hommes.
- Les femmes scolarisées représentent 21% des effectifs dans les administrations publiques et seulement 5% dans les sociétés privées du secteur moderne.
- En 2000, la fonction publique comptait 25,3% de femmes fonctionnaires.
- En 2003,
- 13,3% de ministres femmes,
- 11,7% de députés femmes,
- 25 % de magistrats femmes,
- 8,9 % de secrétaires générales de province femmes,
- 11,1 % de hauts commissaires femmes,
- 20 % d'ambassadeurs femmes,
- 05,3 % de maires femmes.
- Les femmes sont deux fois moins alphabétisées (12,9%) que les hommes (24,8%). Cette inégalité qui existe dans toutes les catégories sociales est beaucoup plus prononcée au niveau des catégories les plus pauvres.
Objectifs spécifiques pour les populations les plus défavorisées : création d'un cadre institutionnel, développement des compétences locales, mise en place des moyens technologiques nécessaires pour:
Si la version 2004 de la stratégie d'opérationnalisation du plan de développement de l'infrastructure nationale d'information et de communication souligne clairement la place accordée par la stratégie à la femme dans le processus en cours, il n'en est plus fait cas dans les 6 axes d'interventions de la stratégie. L'aspect genre reste dilué sur la plupart des axes, de même de la place des jeunes. Il faut donc chercher dans les programmes sectoriels pour retrouver ces questions jugées trop spécifiques. Le Ministère de la promotion de la femme serait en charge du développement d'une stratégie adaptée pour les femmes.
- Produire des contenus multimédias interactifs d'information, de sensibilisation et d'autoformation, en langues nationales adaptés aux besoins et au niveau des populations rurales et pouvant faciliter l'apprentissage tout au long de la vie dans les domaines ci après: formation formelle et non formelle, santé, environnement, hydraulique, agriculture, élevage, pêche, commerce et artisanat, culture et loisirs, genre;
- Rendre ces contenus accessibles aux diverses couches défavorisées à travers des structures d'accès communautaires;
- Faciliter, grâce à la diffusion de ces contenus, la mise en œuvre des politiques sectorielles;
- Contribuer ainsi de façon durable au développement économique, social et culturel des communautés bénéficiaires.
La dynamique féminine dans la société civile et privée au Burkina Faso
Obstacles à la stratégie : - besoins de base et inventaire des TIC traditionnelles pas pris en compte - l'absence d'infrastructure nationale de télécommunication et d'information pour soutenir la stratégie. - libéralisation partielle du secteur des télécommunications qui réduit la marge de manœuvre des entreprises privées. - la lutte contre la fracture numérique n'est pas insérée dans une stratégie globale de lutte contre les disparités
- Des centaines d'associations féminines et quelques ONG nationales à composante féminine et couvrant tous la plupart des domaines de développement (agroalimentaire, artisanat).
- Dans le domaine des TIC : réseau RECIF ONG : centre d'information multimédia à la disposition des femmes de la capitale
- La plupart des associations de femmes commencent à percevoir l'intérêt des TIC, mais des blocages de tout ordre ne militent pas en leur faveur(coûts élevés des équipements et services TIC, manque de formation et d'information).
Camara, Alioune, Thioune, Ramata : "Introduction à la session sur l'évaluation d'impact : focus sur les indicateurs" CRDI/Acacia, Open Knowledge Network, Gorée, 6 avril 2003
Commission Economique pour l'Afrique : "Indice de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique" 2004
http://www.famafrique.org/regentic/indifract/AGDI_book_French_011005.pdf
Bibliographie sur le Cameroun Cameroun et TIC, état des lieux, document texte, 27 pages
Cameroun et TIC, état des lieux, présentation PPT, 37 diapos
"Plan NICI Cameroun", version Mai 2001
Situation des infrastructures TIC au Cameroun en faisant un cap sur l'environnement socio-économique du pays. Plan d'actions définissant des projets TIC prioritaires. Recommandations pour une plus grande accessibilité et facilité d'utilisation des TIC. L'approche genre reste invisible tout au long du document."Télécommunications et TIC, Diagnostic", Stratégie sectorielle des postes et des télécommunications et des TIC, Novembre 2003
Etat des lieux exhaustif de l'offre et de l'usage des télécommunications et des TIC au Cameroun en mettant en exergue les problèmes, contraintes, atouts et besoins du secteur. L'approche genre n'est pas prise en compte dans l'analyse."Annuaire statistique sur la situation de la femme au Cameroun", Ministère de la condition féminine, 2002
Données désagrégées par sexe dans les différents secteurs socio-économiques au Cameroun.Document de travail sur la préparation du sommet mondial sur la société de l'information, Commission des ressources humaines; Prof. Tonye et Mme. J. Claire Mebu, Août 2003
Etat des lieux des TIC dans le système éducatif au Cameroun. Définition d'axes stratégiques pour faciliter le développement des ressources humaines. Des projets nationaux, régionaux et internationaux porteurs sont identifiés et des mécanismes de suivi-évaluation sont élaborés.... Fin Bibliographie Cameroun
Caucus sur le Genre, Conférence Préparatoire Régionale Africaine Du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (2002) : "Bamako 2002 : Placer le genre au centre du Sommet Mondial sur la Société de l'Information"
http://smsi.francophonie.org/IMG/html/bko2002genre.html
Center for Legislative Development (CLD), Women's Environment and Development Organization (WEDO), Center for Asia Pacific Women in Politics (CAPWIP) 2001 : "Asia Pacific Workshop on Gender Balance in Political Representation : Women in government - 50/50 by 2005: get the balance right!", Manila Philippines, March 21-22, 2001
http://www.cld.org/ManilaConference.htm
La campagne et l'atelier sur "Le respect de l'équilibre des genres dans la représentation politique : 50 % de femmes en 2005" ont été organisés pour attirer l'attention et appeler à l'action pour corriger l'importante sous-représentation des femmes dans les instances publiques et de décision politique. L'atelier et la campagne ont traité de l'analyse de genre dans la représentation politique et du droit à la représentation politique comme droit humain fondamental des femmes, ainsi que des possibilités de transformations politiques locales et nationales induites par une meilleure représentation des femmes, pour proposer des stratégies de dépassement des obstacles à la pleine, égale et active participation des femmes à la politique.
L'équilibre des genres dans la décision politique se justifie par des raisons de démocratie et d'égalité (les femmes représentant au moins la moitié des populations), et de légitimation des gouvernements démocratiques. Les genres ont des rôles sociaux, des fonctions et des valeurs, des besoins et des intérêts spécifiques que chacun d'entre eux est le mieux à même de faire valoir. La politique est couramment perçue comme sale, centralisée, hiérarchique et technocratique : une plus grande masse de femmes permettrait de changer cela en mettant l'accent sur d'autres priorités, comme celles de l'attention aux enfants, la santé sexuelle, la sécurité et la protection contre la violence. Il n'est pas bon de gaspiller la moitié des ressources humaines des pays pauvres, en ne reconnaissant pas la valeur de la contribution(y compris à titre gratuit) des femmes aux économies nationales.
La participation égale des femmes à la politique est un droit humain fondamental, naturel, inaliénable et indivisible. Les états ont le devoir et l'obligation de l'assurer, en vertu de leurs engagements internationaux (articles 4,7 et 8 de la CEDAW). Pourtant les femmes ne représentent en moyenne que 10 % des parlementaires, 5,2 % des chefs d'états du monde. Au taux actuel de croissance, il faudrait 75 ans pour équilibrer les rapports de genre dans les parlements dans les pays d'Asie Pacifique. Les états ont le devoir de mettre en place des politiques pour traiter des obstacles structurels et culturels à la participation politique des femmes.
Objectifs chiffrés et datés : Les états doivent adopter des mesures pour assurer une représentation minimale de 30 % des femmes dans les cabinets ministériels et législatures d'ici 2003 et la représentativité égale en 2005, selon la campagne 50/50 engagée par la WEDO. Bien que l'égalité numérique ne soit que la condition nécessaire mais non suffisante de la participation pleine, égale, active et informée des femmes à la décision politique, économique et sociale, l'expérience a montré que ce n'est que lorsque la masse critique de 30 % au moins de femmes, représentées dans leurs diversités, participent aux politiques de soins, que les effets s'en font sentir. Les pays qui ont appliqué des stratégies de quotas peuvent en témoigner.
Pour sensibiliser à la nécessité d'une représentation équilibrée des genres, en particulier par l'établissement de quotas, il faut expliciter ce qu'est l'équilibre de genre, et qu'il ne se réduit pas aux quotas. Les quotas ne sont qu'une stratégie d'action affirmative qui a fait ses preuves.
L'équilibre des genres en politique est un thème d'action politique, qui vise à transformer les relations de pouvoir dans la société pour que les femmes puissent exercer pleinement leur droit à la citoyenneté, dans leur foyer, dans leur communauté et dans leur société.
Central Intelligence Agency (2003) : "World Factbook"
http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/geos/Population, par genre et par tranche d'âge, taux d'alphabérisation ; Population vivant en dessous du seuil de pauvreté
CODESRIA/IDRC, 2004 : "Information and communication technologies for development in Africa: volume 3 : Networking Institutions of Learning - SchoolNet"
http://web.idrc.ca/en/ev-32997-201-1-DO_TOPIC.htmlVolume 3 documents the processes used, and institutions created, to bring computers and connectivity into schools, as a means of enhancing the use and integration of ICTs in teaching and learning. A range of project, administrative, and cultural settings are explored as are a wide variety of technical solutions. The results, observations, and conclusions presented in this book will be useful for policy- and decision-makers in education and ICTs. The book will also be useful for teachers, researchers, and development practitioners and professionals with interests or active programs in the area of "ICT for development." Information technology professionals looking to service the potential education market will also find this book valuable.
Commission économique pour l'Afrique 2004 : "Indice de developpement et des inégalités entre les sexes en afrique", à paraître dans Rapport sur les femmes africaines 2003 et 2004, Addis Abeba, 61 pages
Les gouvernements africains, conscients de la nécessité d'éliminer les inégalités de genre, ont du mal à évaluer l'ampleur exacte des inégalités et à s'assurer qu'elles sont effectivement en voie de réduction. L'Indice du développement et des inégalités entre les sexes en Afrique (IDISA) - qui sera publié tous les trois ans - permet aux décideurs d'évaluer les performances des politiques et des programmes, d'améliorer les connaissances et de rendre plus visibles les questions de genre. Sa première partie, l'Indice de la condition de la femme (ICF), mesure les inégalités relatives de genre à l'aide d'indicateurs quantitatifs (l'éducation, la santé, les revenus, l'emploi du temps, l'emploi, l'accès aux ressources, la représentation politique formelle et informelle). La deuxième partie, le Tableau de bord de la promotion des femmes en Afrique (TBPFA) mesure les progrès réalisés en matière d'avancement et d'habilitation des femmes.
L'IDISA doit être analysé en combinaison avec d'autres indices qui mesurent le développement humain et la pauvreté et qui dépendent du revenu national d'un pays, notamment l'Indice de développement humain et l'Indice de pauvreté humaine, calculés annuellement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L'Indice sexospécifique de développement humain (ISDH) et l'Indice de participation des femmes (IPF) élaborés par le PNUD ont été les premiers instruments internationaux qui ont montré que le niveau d'égalité entre les sexes dans un pays ne dépendait pas uniquement des performances économiques de ce pays. Toutefois, l'ISDH et l'IPF sont toujours étroitement liés au produit intérieur brut (PIB) d'un pays. De plus, en ciblant les questions quantitatives, l'ISDH et l'IPF ignorent les questions qualitatives, telles que les droits de la femme. L'IDISA permet une comparaison des disparités de genre et des performances des gouvernements entre les pays africains plutôt qu'entre des pays qui ont des réalités extrêmement différentes en matière de développement.
L'ICF ne mesure que l'écart entre les hommes et les femmes au sein des pays. Le TBPFA permet de comparer les performances des gouvernements sur les questions jugées cruciales, aux plans international et régional, pour la promotion de la femme, y compris les droits de la femme. Le TBPFA ne dépend pas non plus du PIB d'un pays.
L'ICF et le TBPFA comportent trois composantes : le "Pouvoir social"(capacités) ; le "Pouvoir économique"(opportunités), le "Pouvoir politique" (pouvoir d'action ou la capacité d'influencer et de contribuer aux résultats) ; Le TBPFA comporte une quatrième rubrique qui cible les droits de la femme.
Principaux points forts de l'IDISA:
- Combinaison unique, complète et spécifique à l'Afrique de mesures quantitatives et qualitatives
- Trois rubriques : aspects sociaux, économiques et politiques, qui ont chacune le même poids, couvrant des questions jusqu'à présent ignorées (budget-temps, propriété)Faiblesses:
- Mesure l'écart relatif entre les sexes, pas par rapport à des niveaux absolus de bien-être, ni au performances socioéconomiques générales d'un pays. Il doit être utilisé, accompagné de mesures qui indiquent ces niveaux absolus, notamment l'IDH ou l'IPH ;
- L'IDISA est plus complet, mais encore lacunaire (identité et choix personnels). Il ne se réfère pas à d'autres facteurs d'oppression de nature transversale, tels que la race/l'ethnicité, l'écart urbain/rural et l'âge.Hypothèses
- L'égalité et l'équité entre les hommes et les femmes et la justice sociale sont préférables et primordiales pour le développement ;
- Les processus liés à l'habilitation des femmes incluent aussi bien des dimensions quantitatives que qualitatives qu'il convient de mesurer afin de les intégrer dans le processus de formulation de politiques.Pas d'hypothèse sur le fait que des valeurs plus élevées de l'IDISA débouchaient automatiquement sur l'habilitation des femmes ou sur des possibilités de choix plus importantes pour les femmes à tous les niveaux. L'habilitation des femmes n'est pas un processus linéaire. Il existe plusieurs voies permettant de parvenir à l'habilitation, spécifiques à chaque culture. Néanmoins, l'IDISA fournira les informations nécessaires pour effectuer ces analyses, en mettant en lumière des points de préoccupation importants, en mesurant les effets des politiques de genre et en permettant de faire des comparaisons entre les pays africains. De cette façon, l'IDISA permettra également aux femmes de s'exprimer sur les questions d'inégalités entre les sexes et cela pourrait également leur permettre d'acquérir le pouvoir d'action nécessaire pour amorcer un processus d'intervention significatif et objectif.
L'Indice de la condition de la femme, mesure quantitative de l'égalité entre les sexes, en trois rubriques "Pouvoir social' (éducation et santé) "Pouvoir économique' (revenu, budget-temps, l'emploi, accès aux ressources) ; "Pouvoir politique' (formel et informel). Chaque rubrique divisée en plusieurs composantes, sous-composantes, puis en 42 indicateurs/variables. Indicateurs, sous-composantes et composantes et rubriques ont poids égal dans le calcul de l'ICF.
L'indicateur d'accès aux technologies de l'information et de la communication n'a finalement pas été utilisé.
Conseil économique et social de l'ONU (1994) : Principes fondamentaux de la statistique officielle
http://www.paris21.org/pdf/TT3/PRINFONDSTATOFFICIELLE.pdf
Conte, Bernard : "La fracture numérique en Afrique"
http://conte.montesquieu.u-bordeaux.fr/Publica/DT_65/conte_dt65.pdf
La fracture numérique intra-africaine existe mais tendrait à se résorber
Dewachi Abdulilah (2004) : "ICTs in the service of MDGs", UN-ESCWA
http://www.escwa.org.lb/ssc/meetings/docs/Goal8904.pdfLes TIC et les Objectifs du Millénaire pour le Développement dans les pays arabes
Economic Commission for Africa : "Policies and Plans on the Information Society: Status and Impact, 2003
http://www.uneca.org/aisi/niciGenèse de l'Initiative de la Société Africaine de l'Information, le Forum pour le Développement de l'Afrique, ADF 99) Plans nationaux de développements de l'infrastructure des communications (NICI) du Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Mauritanie, Sénégal
Etta, Florence E. ; Wamahiu, Sheila P. (sous la direction de)(2004) : "Technologies de l'information et de la communication pour le développement en Afrique - Volume 2 : L'expérience des télécentres communautaires, CODESRIA/CRDI
http://web.idrc.ca/ev_fr.php?ID=56540_201&ID2=DO_TOPIC
Fahamu : "La rédaction, instrument de changement"
http://www.fahamu.org.uk/WFCFrench/sitemap.html
Farivar Cyrus J., 2004 : "The Powerful Force": An Examination of the Internet in Senegal", Université Gaston Berger de Saint-Louis (Senegal), University of Wisconsin, Madison (USA), University of California, Berkeley (USA)
http://www.ocf.berkeley.edu/~cfarivar/senegal/thesis_final.html
Forum économique mondial : "Global Information Technology Report 2003-2004"
http://www.weforum.org/site/homepublic.nsf/Content/Global+Competitiveness+Programme%5CGlobal+Information+Technology+ReportClassement des 102 premières économies nationales en "indice de propension au à utiliser les TIC pour le développement (readiness index) : Sénégal (81ème), Cameroun (83ème), Mali : (96ème) ; Burkina Faso, Bénin et Mauritanie non cités