Réseau Genre et TIC
Le réseau genre et TIC (regentic)
Promouvoir l'égalité de genre dans la société de l'information
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Informations
enda environnement et développement du tiers monde : synfev@enda.sn
OSIRIS - Observatoire des systèmes d'informations, réseaux et inforoutes au Sénégal : osiris@osiris.sn
ART - Agence de régulation des télécommunications : art@art.sn

Fracture numérique de genre en Afrique francophone
Données et indicateurs

Travaux effectués grâce à une subvention du
Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI, Ottawa, Canada)

Résultats du projet
Références bibliographiques
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H

Hafkin Nancy, Taggart Nancy (2001) : "Gender, Information Technology, and Developing Countries: An Analytic Study" USAID June 2001
http://www.usaid.gov/wid/pubs/hafnoph.pdf

  • Usages : femmes utilisatrices, types d'usage, femmes productrices de technologie d'information femmes et décision sur les TI ; impact des TI sur les questions de genre : la question du trafic des personnes
  • Obstacles : alphabétisation et éducation, langue, temps, coût, localisation géographique, normes culturelles et sociales, compétences
  • Accès des femmes à l'éducation et à la formation en TI : formation en sciences et TI ; roles familiaux et sociaux ; coûts ; systèmes scolaires
  • Accès : question de genre ou question de pauvreté ?
  • Impact des TI sur le travail des femmes : disparités de genre et division du travail ; féminisation des emplois en TI
  • Mondialisation et travail des femmes : mondialisation et questions de genre ; impact des TI sur le travail des femmes ; dans le secteur de la manufacture ; modifications de l'organisation du travail ; secteur des services ; l'édconomie du savoir ; modifications des lieux de travail : secteur informel et travail casuel : télétravail et travail à domicile ; tendances et questions ; leçons d'autres secteurs
  • Promotion économique des femmes par les TI, par secteur : agriculture, intermédiaires de l'information, entrepreneures ; identifier les possibilités : télétravail et téléservices, manufacture, commerce électronique, e-entreprenariat
  • Promotion politique des femmes par les TI : gouvernance, réseau, participation politique, circulation de l'information et délivrance de services ; éducation ; savoir local
  • Assurer que les femmes tirent parti des possibilités offertes par les TIC : des politiques de TIC sensibles au genre, aspects sociaux des politiques de TIC, questions de genre dans les politiques de TIC, le processus d'élaboration des politiques, améliorer l'accès des femmes aux TI ; stratégies d'accès public ; améliorer l'accès des femmes et filles à l'éducation, générer de la demande pour la formation en TI, formation adaptée, micro-crédit ; commet les femmes pauvres peuvent accéder et en tirer parti : obstacles techniques, sociaux et économiques


Hafkin Nancy, Odame Helen (2002) : "Gender, ICTs and Agriculture; A Situation Analysis for the 5th Consultative Expert Meeting of CTA's ICT Observatory meeting on Gender and Agriculture in the Information Society"
http://www.comminit.com/st2002/sld-5952.html


Hafkin Nancy J. (2003) : "Le genre dans les statistiques et indicateurs des TIC, du point de vue plus spécialement des pays en développement", Atelier conjoint de statistique sur le suivi de la société de l'information
http://www.unece.org/stats/documents/ces/sem.52/3.f.pdf

La collecte et l'analyse d'informations concernant l'impact différent des TIC sur les hommes et les femmes constituent un préalable nécessaire pour instaurer une société de l'information universellement équitable. Il est particulièrement important d'adopter des indicateurs de genre dès le début des activités de collecte des données afin de contribuer à l'instauration d'une société de l'information universelle et équitable. Principaux problèmes de genre dans les TIC : accès, infrastructure, connexion à Internet, choix de l'implantation de l'infrastructure devient un problème de Genre, éducation et compétences, aspects sociaux et culturels, ressources financières, contenus répondant aux besoins d'information des femmes des pays en développement sous une forme qu'elles peuvent utiliser, utilisations, industrie et emploi, pouvoir et processus décisionnel, protection de la vie privée et sécurité. Il n'y a pas d'indicateur unique qui puisse rendre compte des problèmes d'équité entre hommes et femmes dans l'optique de la société de l'information : accès à l'Internet, accès aux télécommunications, contenu, travailleurs indépendants: activités rendues possibles par les TIC et commerce électronique, éducation, politique dans le domaine des télécommunications/TIC, participation à la prise de décisions concernant les télécommunications et les TIC, information sur le développement


Hamilton Paul, Jensen Mike, 2002 : "The Status of Teleaccess: Inside Africa", IDRC Scan-ICT Project
http://www.idrc.ca/acacia

19 cartes de la pénétration des TIC en Afrique et coorélations avec population, langue, pauvreté, alphabétisation


Hesselmark Olof (2003) : " Internet prices in Africa. A comparative study" Stockholm, 4 p.
http://www.orbicom.uqam.ca/in_focus/news/archives/2003_novembre/03_nov_2003.pdf


Holmes Rebecca, Emmett Melody et al. (1999) : "Gender Analysis of Telecentre Evaluation Methodology", IDRC
http://www.apcwomen.org/work/research/telecentre-gender.html

Questions et méthodologies pour intégrer significativement le genre dans la méthodologie d'évaluation (des télécentres = des infrastructures) : Politique et planification nationale ; Sélection des sites des infrastructures ; Gérance/formation des responsables d'infrastructure ; Services offerts par les infrastructures ; Les femmes créatrices de contenu par le biais des infrastructures.


Huyer Sophia, Westholm Gunnar 2001 : "Toolkit on Gender Indicators in Engineering, Science and Technology Produced for Unesco and Gender Advisory Board, United Nations Conference on Science and Technology for Development"
http://gstgateway.wagsat.org/ta/data/toolkit.html

Le but du manuel est de favoriser, à des fins de politique nationale et internationale, la collecte de données désagrégées par genre dans les activités scientifiques et technologiques, et de promouvoir une approche commune et des méthodes coordonnées pour assurer la collecte systématique de données désagrégées par genre sur les sciences et la technologie, afin de convaincre les décideurs politiques de l'intérêt qu'il y a à mobiliser les contributions que les femmes peuvent faire au développement.

Le genre est défini comme les rôles et attributs différents des hommes et des femmes dans les différents contextes sociaux, culturels et politiques. Pour que la collecte des données nationales et internationales soit "sensible au genre", il est important non seulement de comprendre et de montrer statistiquement combien les rôles et les situations des femmes diffèrent de celles des hommes, mais de comprendre combien les hommes eux-mêmes peuvent être différemment représentés dans les sciences et technologies, et affectés par leur mise en œuvre. Le but est de comprendre les systèmes statistiques en termes de genre - plutôt que de simplement "insérer" les femmes dans les systèmes existants de collecte de données - tout en traitant de la persistante question de l'équité de genre et de son impact au niveau de la décision politique sur les priorités de recherche et de développement technologique.

Les femmes sont généralement sous-représentées dans quasiment tous les domaines d'activités reconnus comme scientifique. Même si elles sont présentes aux niveaux de la base et intermédiaire, elles sont sous-représentées aux plus hauts niveaux de la décision politique et de l'influence. Par rapport aux hommes de qualifications, tâches et responsabilités similaires, les femmes sont davantage impliquées dans les emplois à temps partiels, au chômage, mal payés ou sans sécurité.

La pauvreté de l'information disponible sur les activités des femmes dans ces secteurs explique pourquoi les "réalités différentes" que vivent les hommes et les femmes - en termes d'accès à l'éducation et au travail, à la santé, à la sécurité personnelle et au loisir - sont si mal connues, ce qui se traduit par des politiques inadaptées, des stratégies injustifiées et des pratiques qui ne sont jamais remises en cause.

Il faut "plus et mieux" d'informations quantitatives et qualitatives pour éclairer les implications de genre des politiques de sciences et technologies, afin qu'elles puissent servir d'outils pour les décideurs politiques.

On peut définir le genre comme "l'ensemble des attributs assignés par l'histoire, la société, la culture, et la politique, aux femmes et aux hommes selon les époques et les lieux" (Lewis et al, 1992). Les différences de genre diffèrent des différences sexuelles ou biologiques en ce qu'elles sont socialement déterminées, et peuvent varier, selon les circonstances locales, au sein d'une région ou d'une région à l'autre. Dans toutes les cultures du monde, les femmes ont des rôles et des responsabilités clairement définies, et souvent incontestées, en termes de répartition des tâches selon le genre, qui se répercutent sur les besoins et intérêts différents des hommes et des femmes. Les rôles de genre ne sont pas immuables, ils évoluent selon les tendances sociales, environnementales, économiques et technologiques.

Parmi les facteurs sociaux qui influent sur les rôles de genre et les intérêts spécifiques selon le genre, on peut noter :

  • les dispositions institutionnelles, qui instituent un environnement qui promeut ou réduit les disparités de genre
  • les attitudes socioculturelles, ethniques et les conventions de classe, qui déterminent les rôles, responsabilités et pouvoirs de décision respectifs des hommes et des femmes
  • les croyances et pratiques religieuses qui limitent la mobilité, les contacts sociaux, l'accès aux ressources et les types d'activités légitimes pour les femmes
  • le système juridique formel qui attribue aux femmes un statut légal inférieur dans de nombreux pays.

Les femmes jouent un rôle central dans le développement socio-économique du fait de leur triple rôle attribué au genre féminin, en termes de production, reproduction et responsabilités de gestion communautaire :

  • Les rôles productifs sont les activités accomplies par les hommes et les femmes contre rémunération (en espèces ou en nature), sur le marché ou à domicile. Pour les femmes, cela comprend le travail agricole, salarié ou non, et les activités génératrices de revenu.
  • Les rôles reproductifs sont ceux liés à la mise au monde et à l'éducation des enfants, et aux tâches domestiques familiales, y compris le soin aux enfants, époux et malades
  • Les taches de gestion communautaire tiennent à l'allocation, la fourniture et la gestion de biens de consommation collective, telles que la fourniture et la maintenance de ressources communautaires comme l'eau, la santé et l'éducation.

Bien que les rôles de genre varient d'une région à l'autre, des tendances universelles se dégagent :

  • Les hommes ne s'impliquent généralement pas dans les tâches reproductives
  • Les tâches de gestion communautaire assurées par les femmes sont en général assurées de manière informelle et gratuite, et ne sont pas prises en compte dans les comptabilités nationales
  • Les tâches de gestion communautaires assurées par les hommes sont en général rémunérées et assurées dans un cadre politique national, bien davantage visible dans les politiques nationales et locales.

En conséquence, les interventions politiques en sciences et technologies pour le développement se centrent sur les intérêts et priorités des hommes. La valeur du travail des femmes est sous-évaluée : les activités non prises en compte dans les statistiques nationales représentent entre un tiers et la moitié de la valeur du produit national brut et les femmes sont celles qui pratiquent la plus grande part de ces activités. Si on évaluait raisonnablement la participation des femmes au développement, les principes sur lesquelles les structures économiques, sociales et politiques sont fondés devraient changer fondamentalement. Le renforcement du statut et du pouvoir des femmes, et leur pleine participation sociale sont maintenant reconnues comme des pré-requis nécessaires pour atteindre l'égalité, le développement et la paix.

Pas de données = pas de visibilité, pas de visibilité = pas de priorité
La façon dont les données en sciences et technologies sont habituellement collectées rend quasiment invisibles les femmes, leurs préoccupations, les questions qui les concernent et leurs responsabilités. Les gouvernements devront mettre au point des outils qui leur donneront une meilleure compréhension des contributions des femmes au développement durable national.

Une analyse des données désagrégées par sexe fait par exemple ressortir que :

  • Les taux de fertilités sont largement corrélés aux taux d'alphabétisation et d'éducation des femmes
  • La corrélation entre le produit national brut et le taux de scolarisation est davantage évidente pour les femmes que pour les hommes et pour le cycle secondaire que pour le cycle primaire
  • Il y a une nette corrélation négative entre le pourcentage des femmes enseignantes et le taux d'analphabétisme des femmes (= les pays a fort taux d'analphabétisme des femmes ont les plus bas pourcentages de femmes enseignantes)
  • Il y a une nette corrélation entre le pourcentage des femmes enseignantes et le taux de parité garçons-filles dans les cycles de scolarisation primaire et secondaire
  • Il y a une forte corrélation négative entre les taux d'analphabétisme et le taux de parité garçons-filles, en particulier au cycle primaire.

Les statistiques, ce sont les faits obtenus par l'analyse des d'informations exprimées en chiffres, par exemple, l'information recueillie sur le nombre de fois que quelque chose se produit. La statistique c'est aussi une branche des mathématiques qui traite de l'étude de l'information exprimée en chiffres. Les statistiques brutes peuvent être intéressantes en elles-mêmes, mais elles sont encore plus utiles quand elles sont transformées en indicateurs.

Un indicateur est un ensemble de statistiques organisées pour répondre à une question spécifique, attirer l'attention ou alerter à l'avance. Donner un chiffre brut fournit une information absolue, mais le mettre en perspective avec une ou d'autres variables, y compris temporelles, ajoute à la valeur de l'information initiale. Un seul indicateur (ou un ensemble de statistiques) ne suffit en général pas pour fonder une décision politique sérieuse. La mise au point d'ensembles d'indicateurs quantitatifs est importante, comme outil de décision politique, mais doit être complétée par un ensemble d'informations quantitatives et qualitatives convergentes pour aboutir à des conclusions réalistes. Les statistiques en sciences et techniques ne diffèrent pas des autres types de statistiques, mais elles sont souvent dérivées d'autres séries statistiques (en démographie, éducation, emploi) initialement réunies dans un autre objectif que les sciences et les techniques ; elles s'intéressent en priorité au secteur formel.

Il est utile de rassembler des statistiques et indicateurs non seulement sur le rôle des femmes en sciences et technologies, mais aussi sur leur rôle dans l'économie globale, bien que la contribution des femmes à l'économie soit reconnue comme largement sous-estimée en ne prenant pas en compte les activités de subsistance, de reproduction et de bien des activités de production (en agriculture, artisanat et micro-commerce, par exemple).

La plupart des pays rassemblent des données nationales sur la population, l'emploi, l'éducation, l'économie, l'industrie et l'agriculture. Seules certaines catégories sont systématiquement désagrégées selon le genre. La désagrégation selon le genre n'a pas encore été reconnue comme une priorité en termes de politiques de sciences et technologies. Les sources d'information les plus riches en termes de politiques de genre sont les statistiques de l'UNESCO sur l'éducation.

La définition des catégories statistiques relatives aux activités et aux ressources humaines en sciences et techniques remonte à 1978. Pour définir la répartition par genre dans les activités de science et technologie, il est important de tenir à la fois compte du statut (ou niveau) d'éducation et du lieu et de la nature des fonctions occupées. De très nombreuses recherches qualitatives expérimentales ont été menées sur les activités scientifiques et technologies quotidiennes des femmes abordant leurs responsabilités reproductives et productives, qui sont insuffisamment prises en compte du fait qu'elles ne font pas partie de l'économie officielle ni ne sont prises en compte dans les recensements.

Les processus de déperdition (the leaky pipeline : le tuyau percé)
Les différences de socialisation génèrent des modes de perception différente, et la nature de la réalité diffère selon la perception de la personne qui la considère. L'importance fondamentale de la science et de la technologie dans nos vies nécessite d'être particulièrement attentif à ne pas développer une seule perception au détriment de la diversité des perceptions possibles, risquant ainsi de fragiliser une société fondée sur l'exclusion de la diversité. Mais le seul principe de l'égalité suffit à justifier la nécessité d'une participation équitable des femmes à la science et à la technologie.

Pourtant un processus continu (décrit comme un tuyau percé), engagé parfois dès avant la naissance, se poursuivant durant la petite enfance, s'exprimant au moment de la scolarisation primaire, puis secondaire, puis supérieur, amenuise graduellement la participation des femmes au système formel des sciences et techniques, en les orientant vers les taches reproductives, domestiques, littéraires, et les orientant vers des niveaux inférieurs ou moyens de responsabilités.

Les cinq domaines dans lesquels on peut repérer ce qui fait obstacle à la participation des femmes et des filles aux sciences et techniques sont :

  • les attitudes socioculturelles (préférence pour les garçons),
  • l'éducation (le contenu pédagogique, et l'orientation des filles vers les filières non scientifiques),
  • les obstacles professionnels (liés aux fonctions reproductives et domestiques des femmes),
  • les critères professionnels favorisant les hommes en science et technique,
  • la faiblesse du développement et transfert scientifique au bénéfice des femmes, méconnaissant le potentiel scientifique et technique d'innovation et de créativité et le savoir local des femmes n'es pas reconnu dans la politique formelle.

Diverses initiatives internationales d'analyse et d'action sur le genre et la technologie ont été engagées depuis 1975, notamment pour mesurer la place des femmes dans les sciences et les techniques. Tout un travail préliminaire a été mené pour s'accorder sur une définition standardisée de la notion de sciences et techniques, ainsi que des catégories à retenir en termes d'éducation, d'activités et de statut personnel, puis collecter des données désagrégées par genre sur les sciences et les techniques, y compris dans le secteur informel.

La notion d'indicateur sensible au genre a été développée par l'ACDI, Agence Canadienne pour le Développement International (1997) : "Guide Indicateurs tenant compte des écarts entre les hommes et les femmes"Hull, PQ: CIDA, http://www.acdi-cida.gc.ca/) Voir les définitions de http://www.famafrique.org/regentic/indifract/concepts#indic.html)

Un bon indicateur doit être pertinent, clair, compréhensible, fiable, facile à mesurer. Dans l'idéal, il s'agit de produire un petit nombre d'indicateurs qui expliquent de manière satisfaisante le plus possible de phénomènes à la plus large audience possible d'utilisateurs.

La seule utilisation d'indicateurs quantitatifs ne suffit pas a témoigner complètement de la situation des femmes : seule une combinaison d'indicateurs qualitatifs (des jugements et des perceptions sur une question) et quantitatifs (des mesures de quantité) permettra de témoigner de l'évolution des relations sociales de genre au cours du temps.

Les indicateurs quantitatifs sont le résultats d'enquêtes formelles, alors que les indicateurs qualitatifs proviennent d'enquêtes moins formelles, telles que des auditions publiques, des entretiens participatifs, des observations participatives et des études de comportement.

Les deux types d'indicateurs sont complémentaires, et les deux sont importants pour controler et évaluer les effets des politiques sur les femmes, car ils peuvent se valider mutuellement et faire apparaître les imperfections de l'une et l'autre méthode.

L'analyse qualitative est utilisée pour comprendre des processus sociaux, pourquoi et comment une situation particulière que mesurent les indicateurs quantitatifs se produisent, et comment ces situations peuvent être modifiées à l'avenir.

Critères de sélection des indicateurs :

  • des indicateurs doivent être identifiés de manière participative, avec le concours de l'ensemble des acteurs
  • ils doivent répondre aux besoins des utilisateurs, dans un format qui leur est compréhensible
  • Tous les indicateurs doivent être désagrégés par sexe
  • Les indicateurs doivent être quantitatifs et qualitatifs
  • Ils doivent être clairement définis
  • Leur nombre doit être limité (maximum six par catégorie)
  • Ils doivent être techniquement fiables
  • Ils doivent permettre de mesurer des tendances historiques
  • Ils doivent donner la priorité aux indicateurs de résultat.

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    I

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    J

    Jensen, Mike (1988) : "Information & Communication Technologies (ICTs) Telecommunications, Internet and Computer Infrastructure in Africa"
    http://www3.wn.apc.org/africa/


    Jeskanen-Sundström, Heli (2003) : "Une société de l'information pour tous le rôle de la statistique dans la réalisation de cet objectif", Atelier conjoint de statistique sur le suivi de la société de l'information: données, mesures et méthodes, CEE-ONU/CNUCED/UNESCO/UIT/OCDE/Eurostat: Genève
    http://www.unece.org/stats/documents/ces/sem.52/2.f.pdf

    Construire une société de l'information est un processus lié à l'ensemble de la politique sociale : il faut disposer à la fois de connaissances sur la situation actuelle, le cadre général dans lequel elle s'inscrit, et de données factuelles fiables sur les orientations du développement de notre société, tout en permettant de s'adapter à l'évolution des besoins. Les organismes officiels de statistiques, principalement dans les pays développés, y travaillent depuis plus d'une décennie : clarification des concepts et des définitions, exploitation des données statistiques existantes, élaboration de statistiques nécessitant la collecte de nouvelles données. La réalisation des objectifs fixés par la Déclaration du Sommet Mondial sur la Société de l'Information être contrôlés par des indicateurs statistiques et surtout qualitatifs, ainsi que les Objectifs de Développement du Millénaire et les autres programmes et engagements mondiaux.
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    K

    Kabeer, Naila (2003) : "Gender mainstreaming in poverty eradication and the Millennium Development Goals, A Handbook for Policy-makers and Other Stakeholders", Commonwealth Secretariat/CRDI/ACDI
    http://web.idrc.ca/ev.php?ID=28774_201&ID2=DO_TOPIC

    Implications politiques de la dimensions de genre de la pauvreté. La pauvreté a une dimension de genre parce que les femmes et les hommes ont une expérience différente et inégale de la pauvreté, et deviennent pauvres selon des processus différents mais inter-reliés. Prise en compte du genre dans les politiques macro-économiques ; géographie de l'inégalité de genre ; institutions (état, marché, société civile et communautaire, famille/parenté) et inégalité de genre : normes formelles (lois) et informelles ; Mondialisation du marché ; contraintes de genre (ressources, techniques, stéréotypes ; dimensions de genre de l'analyse de la pauvreté : femmes chefs de ménage, féminisation de la pauvreté, le développement des compétences, l'Indice de Développement Humain, l'Indice de Développement par Genre, l'Indice de Promotion du Genre ; Evaluation participative de la pauvreté, y compris du point de vue du genre (pesanteurs en temps contraint en Afrique) ; renforcement des capacités et besoins immédiats ; promotion du statut des femmes et besoins statégiques ; capacités et pouvoir (agency) ; ressources ; action collective et citoyenne ; dimensions de genre des stratégies de réduction de la pauvreté ; contraintes de la pensée orthodoxe ; glossaire
    "A review by the World Bank's Gender Division of 15 Interim PRSPs (I-PRSPs) and three PRSPs completed by early 2001 found that less than half discussed gender issues in any detail in their diagnosis of poverty. Even fewer integrated gender analysis into their strategy, resource allocation and monitoring and evaluation sections. Gender issues were, predictably, better integrated into the 'health, nutrition and population' sectors (the reproductive sector) and to some extent in education (a quasi-social sector). Elsewhere, if mentioned at all, it was "often a passing reference or a vague intention". If gender issues are not brought up at the diagnostic stage, it is very unlikely that they will appear in the 'action' or 'monitoring' stages."


    Klasen Stephan , 2004 : " Gender-related Indicators of Well-being", UNU-WIDER
    http://www.wider.unu.edu/publications/dps/dps2004/dp2004-005.pdf
    http://www.sebastianvollmer.de/klasen/gender-well-being.pdf

    Dans le monde entier, les disparités de genre marquent de manière significative et persistante un grand nombre d'indicateurs du bien être, notamment en termes de contrôle sur les ressources économiques, l'éducation, les revenus, l'accès à l'emploi, la rémunération, l'utilisation du temps, et le pouvoir dans les sphères publiques et privées, et la fameuse inégalité de genre en termes d'espérance de vie.

    Pourquoi tenir compte des inégalités de genre dans l'évaluation du bien-être ?
    D'une part, les disparités de genre sont si importantes en termes d'indicateurs de bien-être qu'on ne peut en faire l'économie. C'est par exemple particulièrement important pour ce qui concerne la survie et l'éducation.

    D'autre part, le genre repose sur une donnée définitivement assignée, comme la race et l'appartenance ethnique, à la biologie. Les disparités de genre s'exercent ainsi a priori (= de façon préjugée) au détriment de personnes, ce qui contrevient à la plupart des théories sur la justice.

    Les arguments biologiques qui sont utilisés pour légitimer les disparités de traitement entre les hommes et les femmes s'appuient sur la capacité des femmes à porter des enfants et les différences de taille et de force entre les deux sexes. Même si l'inégalité de genre est principalement socialement déterminée, ces constructions sociales s'appuient en général sur ces différences biologiques.

    Mais, à la différence des autres inégalités prescrites (telles que la race), qui s'exercent principalement dans la sphère publique, et surtout sur le marché (du travail, de l'immobilier, etc.), une très grande part des disparités de genre se manifestent au sein de l'espace privé, et en dehors des marchés formels. De ce fait, les disparités de genre sont moins visibles et moins facilement mesurables, comparées aux inégalités sur le marché où les inégalités de race ou de genre peuvent être évaluées à l'aide de normes théoriques et de méthodes empiriques.

    De plus, certaines de ces inégalités de genre qui se font jour dans la sphère domestique ne sont pas liées aux ressources économiques, tout en ayant un très grand retentissement sur le bien-être des femmes (par exemple, la limitation des déplacements des femmes, les mutilations génitales féminines, la violence domestique), même s'il est difficile de mesurer l'impact de ces pratiques sur le bien-être.

    Donc, si l'on veut mesurer de manière fiable les inégalités au sein des sociétés, en s'appuyant sur des théories de justice qui prônent l'égalité des chances pour tous, il n'est pas possible de faire abstraction des inégalités de genre. Mais les prendre en compte signifie tenir compte des différences biologiques ainsi que de l'importance du foyer comme lieu de génération des inégalités de genre.

    Dans quels domaines repérer les indicateurs de bien-être sensibles au genre ?
    Certains domaines ne permettent pas de prendre facilement en compte les dimensions de genre. En termes de revenu, ou de charge de travail, ou de budgets temps, ou d'exercice des libertés, par exemple, au sein du ménage, il n'est pas facile de déterminer comment les attribuer spécifiquement aux membres masculins ou féminins : la répartition des ressources peut aussi bien se faire par consentement mutuel au sein du ménage.

    La prise en compte des domaines de capacité (mener une vie longue et saine, être bien nourri, éduqué, logé et vêtu, être intégré dans une communauté), permettant aux individus de choisir une vie selon leurs propres valeurs, permet de mettre l'accent sur des libertés positives (plutôt que leurs résultats) auxquelles les hommes et les femmes accordent de la valeur.

    Le but est-il dans l'égalité des résultats ?
    Il est difficile d'utiliser une approche par l'égalité pour tous dans toute la gamme des capacités possibles. On le contourne en se contentant d'évaluer l'inégalité face aux résultats (santé, nutrition, éducation, emploi, revenus), en impliquant que ceux qui sont défavorisés dans ces relations d'égalité sont défavorisés en termes de bien-être. Or ce n'est pas automatiquement le cas : les hommes vivent moins longtemps que les femmes, alors que les inégalités de genre pénalisent les femmes, et il n'est pas toujours facile de faire la distinction entre facteurs biologiques et comportementaux sociaux. Certaines inégalités peuvent être le fruit de décisions conscientes faites par les hommes ou les femmes, et ne traduisent donc pas des inégalités significatives en termes de chances ou de capacités (par exemple l'allocation des tâches au sein du foyer). Mais le plus souvent, il ne s'agit pas de calculs d'optimisation de ce type, et les inégalités sont bien réellement des résultats de contraintes et d'obstacles auxquels les femmes doivent faire face, et de processus de socialisation différents.

    La capacité d'action et le bien-être
    La capacité d'action (= le statut de l'individu comme membre d'un public et participant à des actions économiques, sociales et politiques), c'est-à-dire la promotion du statut et du pouvoir des femmes, est-elle une composante intégrale du bien-être des femmes ? C'est évident : pouvoir de négociation sur l'allocation des ressources du foyer (rôle fondamental de la capacité de rétorsion des hommes et des femmes). Améliorer la capacité de rétorsion (de risposte) des femmes au sein et hors du mariage (par l'éducation et la l'autonomisation financière, le soutien économique et juridique, la représentation politique), renforce leur bien-être.

    Le renforcement du pouvoir des femmes est-il pourtant une fin en soi ? Un taux de représentation politique des femmes de moins de 50 % signifie-t-il nécessairement que les femmes sont pénalisées ? De nombreuses études montrent que les femmes sont davantage portées à accepter d'être défavorisées au bénéfice des membres de leur famille (leurs enfants par exemple). L'origine de ce plus grand altruisme féminin peut prêter à discussion, mais le processus de socialisation des femmes et des filles y joue certainement un rôle, mais comment l'interpréter ? On ne peut pas prétendre que les femmes sont des agents consentants de leur propre discrimination, quand nombre de ces discriminations interviennent durant l'enfance, lorsque les femmes ne sont pas en mesure de les refuser. L'absence de pouvoir politique, économique et juridique permettant aux femmes de changer la situation explique bien davantage les inégalités de genre en santé, éducation, nutrition et mortalité que l'acceptation par les femmes de ces discriminations. (On ne peut pas appréhender de la même manière les comportements auto-destructeurs et non fondés sur le sacrifice de soi, telles que la plus grande mortalité des hommes qui s'adonnent à l'alcoolisme et aux accidents, violences et maladies qui en découlent et les inégalités de genre qui se traduisent par des écarts de mortalité maternelle)

    Préferer des indicateurs désagrégés par genre, ou des indicateurs globaux sensibles au genre ?
    En théorie, on peut mesurer le bien-être selon le genre de deux façons :

    • Soit désagréger les indicateurs par genre, pour voir si les hommes et les femmes sont dans des situations différentes en termes de résultats de bien-être : cette approche permet de recueillir des informations directes sur le bien-être respectif des deux genres, en évitant la difficulté de définir ce que c'est que l'égalité de genre (problème abordé plus haut). Cette approche est très utile pour attirer l'attention des décideurs politiques, pour, par exemple, atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire. Cependant, il n'est pas toujours évident d'interpréter ces indicateurs. Et ils n'éclairent pas sur les conséquences de l'inégalité de genre dans la société globale.
    • Soit construire des indicateurs du bien-être sensibles au genre, qui essaient d'évaluer l'impact de l'inégalité de genre sur le bien-être global, à l'exemple de l'Indicateur des disparités de genre du PNUD. Cette approche se fonde sur la notion que la société témoigne de son refus de l'inégalité. Elle consiste à appliquer une "pénalité pour inégalité de genre" à la valeur attribuée à un indicateur donné. Cette approche à le mérite d'évaluer le coût global des inégalités de genre, et souligne que l'inégalité de genre ne nuit pas seulement aux femmes mais à l'ensemble de la société. Mais comment définir la notion implicite d'égalité, sur laquelle fonder la pénalité ? comment évaluer l'ampleur du refus pour l'inégalité ?
    Il n'y a pas lieu de préférer une approche au détriment de l'autre, chacune apporte des informations différentes.

    Prendre en compte les indicateurs domestiques de bien-être sensibles au genre
    On a vu que le genre est le seul facteur de différentiation sociale qui génère principalement des discriminations au sein du foyer, que certaines de ces inégalités (dans la participation à la force de travail et dans l'utilisation du temps) peuvent en partie se fonder sur la négociation visant à maximiser le bien-être du foyer en sa globalité.

    Mais le foyer génère et répartie la plupart des ressources impliquant le bien-être. Certaines sont attribuées spécifiquement à une personne clairement (en théorie, mais pas toujours en pratique) identifiable (nourriture, habillement, soins de santé, éducation) : on peut, en théorie, y lire la préférence pour les garçons. D'autres sont d'usage collectif (abri, facilités, biens durables). D'autres sont individuelles mais leur consommation bénéficie à l'ensemble du groupe (éducation, parfois). Cette difficulté permet de classer un ménage en pauvre ou non pauvre, mais pas de distinguer des statuts différents pour ses membres : comment alors y lire des disparités de genre (et affirmer que 70 % des pauvres sont des femmes ?)

    Les stocks et les flux
    La plupart des mesures du bien-être se basent sur des concepts de flux : revenu par personne, durée d'espérance de vie, scolarisation, se réfèrent un bien-être généré par le un flux actuel de revenus ou de services de santé ou d'éducation. Il y a aussi des indicateurs de stocks, qui renvoient à la richesse par personne, au niveau d'éducation par personne (ou au taux d'alphabétisation des adultes, plus simplement).

    La mesure des flux peut poser parfois masquer certaines substitutions entre les mesures par le stock et par le flot. L'inégalité de genre face à la mortalité en Chine a glissé de la discrimination post-natale à anté-natale, du fait des avortements de foétus féminins, alors que les conditions de survie des filles que l'on a laissé vivre se sont améliorées. La combinaison des stock et des flux permet d'éviter de minimiser la prise en compte des disparités de genre. L'Indicateur de Développement Humain combine ainsi, pour l'éducation, le taux d'alphabétisation des adultes (mesure de stock) et le taux de scolarisation (mesure de flux)

    Questions de données et de mesure
    Certains types de données sont maintenant davantage disponibles et fiables (par exemple l'espérance de vie, l'éducation), mais pas dans tous les domaines. Le travail domestique est très mal appréhendé et n'intervient pas dans le calcul standard du revenu national, de même que les budgets temps hors de la sphère de l'emploi formel. Or, l'utilisation du temps est une composante fondamentale du bien-être. Au niveau du ménage, on a très peu de données, par exemple sur la violence domestique, la division du travail, les activités de soin, les processus de décision. Bien des données de genre ne sont pas comparables d'une période ou d'un lieu à l'autre. La qualité des données n'est pas toujours fiable, produites dans bien des cas par estimation plutôt que mesurées.

    Les indicateurs de développement sensibles au genre produits par le PNUD
    Le GDI (Gender Development Index) est un indicateur global de bien-être qui corrige l'Indicateur de Développement Humain (HDI) en fonction des inégalités de genre dans le domaine de la longévité, de l'éducation et du revenu. Plutôt que de produire un indicateur de bien être, séparément pour les hommes et les femmes, il cherche à incorporer dans la mesure du bien-être global les coûts associés aux disparités de genre. Les "pénalités" qui en ressortent sont très faibles, en particulier dans les pays à fort taux de développement humain, et ne remettent pas en question, ni dans leur valeur, ni dans leur classement, les indicateurs de développement humain.

    L'indicateur de Statut selon le Genre (Gender Empowerment Measure) ne cherche pas à mesurer le bien-être, mais s'attache au différentiel de pouvoir entre les hommes et les femmes. Le GEM donne des résultats très différents du HDI et du GDI : la Corée du Sud, qui a un très bon indicateur développement humain et de genre, a un très faible indicateur de statut du genre. Pourtant, le statut n'est qu'un moyen plutôt qu'une fin en soi.

    Conclusion
    Cette étude montre qu'il y a bien des avantages à tenir compte des dimensions de genre dans la mesure du bien-être, mais qu'il reste encore beaucoup à faire pour en arriver à une mesure fiable, dans le temps et dans l'espace : il semble préférable de partir d'une approche conceptuelle basée sur les actions et les capacités ; il est utile de produire tant des indicateurs désagrégés par sexe que des indicateurs sensibles au genre ; il faut combiner les mesures par stock aux mesure par flots ; il y a de nombreuses dimensions de l'inégalité de genre qui sont importantes pour le bien-être, et dont nous ne connaissons quasiment rien.


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    L

    LINK Centre, Jensen Mike (2004) : "Fair Access to Internet Report (FAIR)", OSI-IDRC
    http://www.researchICTafrica.net

    Lohento, Ken : "Société civile et politique nationale des NTIC au Bénin", APC Africa ICT Policy Monitor Project
    http://africa.rights.apc.org


    Longwe Sara H. "Percevoir le genre dans les projets d'évaluation, Lunettes, loupes et outils, Document de formation MEG, APCWNSP, traduction ENDA
    http://www.apcwomen.org/gem

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    M
    Bibliographie sur le Mali

    Contexte du Mali, document texte, 20 pages

    Présentation contexte malien Première partie : population, énergie, téléphone, forunisseurs d'accès, cybercafés, organismes et ong

    Information Mali 2ème Partie : Répartition (en %) des ménages selon la personne qui contribue principalement au revenu du ménage ; Taux de fréquentation scolaire par âge et par sexe ( école primaire) ; Taux de fréquentation scolaire par âge et sexe (école secondaire)

    Contexte malien 1ère partie : Les tableaux de la 1ère partie et les questions auxquelles ils répondent % population résidant dans les zones couvertes par les TIC en général et aussi Population nationale en générale [ connectivité] ; Répartition ( en %) de la population totale par milieu et région de résidence, sexe et âge Population nationale féminin

    Documents à analyser pour la partie "cadre institutionel- réglementaire"

    • La constitution
    • Le code de la famille ( projet)
    • Programme sectoriel du ministère de l'éducation pour la promotion de l'éducation des filles
    • Plate forme d'action de beijing
    • Convention CEDAW / CEDEF ( Convention pour l'Elimination de toutes Formes de Discrimination à l'Egard des Femmes)
    • Programme d'apprui à la promotion de la femme ML009221 ( Guide genre pour la prise en compte des femmes dans les projets t programme de développement)
    • Programme d'appui au renforcement de l'équité homme/femme MLI/00/02/PNUD
    • Projet MLI/04/03/02 Promotion du statut de la femme et de l'équité du genre
    • Etude analytique sur le statut de la femme et la loi au Mali
    • Les Droits des femmes travailleuses au Mali
    • Plan d'Action National sur le renforcement du rôle de la femme dans l'espace UEMOA
    Télécommunucation:
    • Ordonnance et loi régisant le secteur de l'audio visuel au Mali
    • Code de la déontologie ( reste à avoir une copie)

    Fin Bibliographie sur le Mali


    Bibliographie sur la Mauritanie

    Mauritanie : Présentation générale (données géo-politiques, socio-administratives, socio-démographiques, socio-économiques ; Secteur des télécommunications
    Secteur des télécommunications : état des lieux de l'infrastructure, téléphonie mobile et fixe
    Nouvelles technologies : Secteur Informatique : Secteur Internet, Applications, Développement des TICs dans les capitales régionales, Secteur de l'audiovisuel et de la presse écrite :

    Fin Bibliographie sur la Mauritanie


    Michel, Elie (2001) : "Le fossé numérique. L'internet, facteur de nouvelles inégaliteé?" , Problèmes politiques et sociaux, La documentation française, n°.861


    Millerand, Florence (1999) : "Les TIC et les femmes, bibliographie critique annotée", Relais-Femmes
    http://netfemmes.cdeacf.ca/documents/bibliofemmes.html


    Minges, Michael (2003) : "World Telecommunication Development report 2003 : Access Indicators for the Information Society, Executive summary", Atelier conjoint de statistique sur le suivi de la société de l'information: données, mesures et méthodes, CEE-ONU/CNUCED/UNESCO/UIT/OCDE/Eurostat: Genève
    http://www.unece.org/stats/documents/ces/sem.52/11.e.pdf

    >Les indicateurs disponibles sur la société de l'information sont le plus souvent basés sur les infrastructures (par exemple : nombre de lignes de téléphone), traditionnellement considérée comme le principal obstacle à l'accès aux TIC, et proviennent généralement des opérateurs de télécommunication. D'autres facteurs (tels que l'accessibilité et le savoir) sont évidemment importants en termes d'accès, et il est besoin d'indicateurs nouveaux, désagrégés par catégories socio-économiques (âge, genre, revenu, localisation). Cela nécessite un multipartenariat impliquant, outre les traditionnelles agences de statistique, les acteurs de la société de l'information, et implique une révision critique des indicateurs traditionnels, souvent inappropriés pour l'analyse politique.

    Mesurer l'accès aux TIC à l'échelle d'un individu ou d'un foyer ne permet pas de rendre compte des disparités sociales : il faut alors s'interroger sur la disponibilité générale en TIC.
    On peut mesurer l'accès par type de TIC : les TIC anciennes (radio, télévisions, téléphones fixes) et les nouvelles TIC (téléphones mobiles, ordinateurs et Internet) :
    - Dans la plupart des pays, la radio a quasi-atteint l'objectif du service universel (dans les pays en développement, plus de la moitié des ménages sont équipés d'une radio).
    - La télévision est sur la même voie, sauf qu'elle est limitée (de même que les nouvelles TIC) par la disponibilité en électricité : dans les pays en développement, le nombre de foyers disposant de l'électricité est donc un indicateur central pour mesurer l'accès potentiel aux TIC.
    - L'accès aux téléphones mobiles (sans fil) s'affranchit de la nécessaire disponibilité en électricité : le taux de couverture de la population par les réseaux de téléphonie mobile est un indicateur nouveau permettant de mesurer l'accès universel au téléphone.
    - L'accès aux ordinateurs (indicateur important car ils permettent d'accéder à Internet), peut se baser sur les chiffres de vente, pourtant pas très fiables.
    - On peut mesurer l'accès à Internet par le nombre d'abonnements vendus, mais cela ne témoigne pas de l'accès collectif permis par les télécentres et les formules pré-payées.
    - Les indicateurs d'accès communautaire, particulièrement importants pour les pays en développement, peuvent être : le nombre de localités disposant d'accès public à Internet, et le nombre de personnes les utilisant.

    L'accès aux TIC comme facteur de développement collectif peut se mesurer dans le secteur privé, de l'éducation et de l'administration publique.
    - Les lieux d'éducation sont d'importants centres d'accès à Internet, et l'éducation est généralement organisée de manière centralisée et déjà organisée en termes de collectes de statistiques, ce qui facilite son étude. Les deux indicateurs les plus appropriés sont le ratio étudiant/ordinateur et le pourcentage d'écoles connectées à Internet, mais ils devraient être ventilés par niveau d'éducation.
    - La généralisation des TIC dans les administrations publiques ne va pas toujours de pair avec la disponibilité de statistiques harmonisées, outre le fait que les structures administratives varient selon les pays. Les indicateurs retenus pourraient être le pourcentage de départements gouvernementaux connectés à Internet, le pourcentage de départements gouvernementaux disposant d'un site web et le pourcentage de fonctionnaires publics utilisant Internet pour leurs besoins professionnels.

    Les Objectifs de Développement du Millénaire ont retenu trois indicateurs pour mesurer l'accessibilité aux TIC : le pourcentage de la population abonnée au téléphone, le pourcentage de la population disposant d'un ordinateur personnel et le pourcentage de la population utilisant Internet. Le taux de croissance de la télédensité, pour impressionnant qu'il soit, ne permet pas de mesurer ni surtout d'évaluer l'impact des TIC sur le changement social, économique, culturel et politique, de manière indépendante des autres facteurs de changement. D'autre part, les TIC, généralement perçues comme ayant un impact positif, mais peuvent être nuisibles, par exemple en termes de santé ou d'environnement, ou d'aggravation des disparités, et peu d'indicateurs permettent actuellement de mesurer ces effets. L'impact économique des TIC est plus facile à mesurer.

    Mesurer l'impact des TIC sur la promotion de l'égalité de genre et le renforcement du statut des femmes (Objectif de Développement du Millénaire n°3) peut se décomposer en deux éléments : d'une part l'analyse selon le genre de l'accès aux TIC et d'autre part l'impact des TIC sur la réduction de l'inégalité de genre.

    L'Indice d'Accès Numérique propose par l'IUT permet des comparaisons internationales. C'est un indice créé à partir d'une série de huit indicateurs témoignant de quatre facteurs jouant un rôle fondamental sur l'accès aux TIC d'un pays : infrastructures, accessibilité, savoir et qualité. Il peut être comparé avec un cinquième facteur : l'usage effectif des TIC. Les 6 pays de notre recherche se situent parmi les derniers des 178 pour lesquels l'indice a été calculé : Cameroun : 0,16 ; Mauritanie : 0,14 ; Sénégal : 0,14 ; Bénin : 0,12 ; Mali : 0,09 ; Burkina-Faso : 0,08

    Liste des e-indicateurs proposés par l'IUT
    1. Pourcentage des foyers disposant de l'électricité
    2. Pourcentage des foyers disposant de la radio
    3. Pourcentage des foyers disposant de la télévision
    4. Pourcentage des foyers disposant de téléphone
    5. Pourcentage des foyers disposant d'un ordinateur personnel
    6. Pourcentage des foyers disposant de l'accès à Internet
    7. Pourcentage de la population desservie en téléphonie mobile
    8. Pourcentage de la population utilisant un ordinateur
    9. Pourcentage de la population ayant accès à Internet
    10. Pourcentage des entreprises disposant d'ordinateurs
    11. Pourcentage des entreprises disposant de l'accès à Internet
    12. Pourcentage des entreprises disposant d'un site web
    13. Ratio Etudiant/ordinateur
    14. Pourcentage des écoles ayant accès à Internet
    15. Pourcentage des départements administratifs disposant de l'accès à Internet
    16. Pourcentage des départements administratifs disposant d'un site web
    17. Pourcentage de fonctionnaires disposant de l'accès à Internet
    18. Nombre d'abonnés au téléphone fixe pour 100 habitants
    19. Nombre d'abonnés au téléphone mobile pour 100 habitants
    20. Prix de la connexion à Internet (20 heures par mois) en pourcentage du revenu par habitant
    21. Capacité de la bande passante internationale par habitant
    22. Nombre d'abonnés à la bande passante pour 100 habitants
    23. Nombre d'usagers d'Internet pour 100 habitants

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